chute du carburant

Le premier trimestre 2018 a été marqué par une chute des ventes des voitures diesel en France. Ce dernier n’a en effet représenté que 40% des ventes global en ce début d’année. Une baisse qui n’est pas prête de s’arrêter selon les spécialistes.

Selon les chiffres annoncés par l’association AAA Data, pour le compte du CCFA (Comité Français des Constructeurs Automobiles), depuis le début de cette année les ventes du diesel ont bien reculées. En effet ils sont même passés légèrement sous la barre des 40%. Ceci alors même qu’il représentait 72.4 % des ventes en 2011.

Comment peut-on expliquer ce recul des ventes du diesel ?

La chute du diesel lors de ces dernières années peut être justifiée par un certain nombre de paramètres. Tout d’abord il y a eu cette affaire de Volkswagen, qui depuis son éclatement en 2015 a touché la confiance des acheteurs. Ensuite il y a la politique des gouvernements en matière d’écologie qui pénalise la vente des véhicules diesel. Ceci à travers un certain nombre de mesures comme le durcissement du contrôle technique en matière d’émissions polluantes ou encore les annonces d’éventuels restrictions de circulation des motorisations diesels dans certaines grandes villes européennes. Par ailleurs le rééquilibrage du prix des carburants fait que le diesel comparé à l’essence n’est plus une si bonne affaire que ça. Ainsi on prévoit qu’aux alentours de 2022 le prix du diesel va même dépasser celui de l’essence.

Cette tendance va se poursuivre dans le futur…

La dégringolade que connait le marché du diesel va se poursuivre dans le futur. Ceci malgré les tentatives des constructeurs et des équipementiers pour inverser la tendance. En effet certains ont essayé de rendre l’essence, dont les ventes ont augmenté en 2017, responsable de l’augmentation des émissions de CO2. Chose qui est complétement absurde. De son côté Bosch, le premier fabricant mondial de systèmes d’injection diesel, a développé un système de dépollution qui permet de répondre aux futures normes en matière d’émissions. Lesquelles seront appliqués dès 2020. Néanmoins le système proposé n’est pas aussi efficace que le prétend Bosch. Mais surtout il arrive un peu tard pour pouvoir changer quoi que ce soit.

Les constructeurs automobiles l’ont bien compris, d’ailleurs certains commencent déjà à s’y préparer. En effet Nissan avait annoncé la fin du diesel en Europe. Il n’est pas impossible que Renault, faisant partie de la même alliance, en fasse autant. Surtout que c’est déjà le cas également pour Toyota, dont les véhicules hybrides représentent les deux tiers des ventes. De son côté Carlos Tavares, président du directoire du groupe PSA avait confié aux journalistes à l’occasion du lancement de la Peugeot 3008 « nous ne sommes pas des diésélistes à vie ». Ce qui laisse croire que la marque va se désinvestir progressivement du diesel.

Les véhicules électriques et hybrides marquent une forte croissance

A l’opposé des véhicules diesels, les voitures électriques et hybrides ont accusé une forte croissance en ce premier trimestre 2018. En effet l’électrique a progressé de 36.84%, et l’hybride de 12.65%. Une croissance à deux chiffres qui annonce un bel avenir pour les véhicules propres. Propos que vient confirmer une étude européenne « Value Chain 2025 » effectuée par le cabinet Deloitte. Cette dernière prévoit une forte augmentation des véhicules électriques au détriment des véhicules 100% thermiques. En effet, si l’on croit les prévisions de l’étude, ces derniers ne vont représenter que 54% des ventes en 2030.

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