Soluna, société américaine spécialisée dans le cloud computing a annoncé le 27 juillet dernier un grand projet de blockchain-powering dans le sud du Maroc. Il s’agit de la mise en place d’une centrale électrique éolienne de 900 MW. Un projet destiné à alimenter des data-centers de crypto-monnaie. Ceci à l’instar du projet moonlite en islande.

Après l’islande, voici venu le tour du Maroc pour accueillir l’une des premières infrastructures Blockchain ( Blockchain-powering) à échelle industrielle au monde alimentée par ses propres ressources énergétiques renouvelables. Tels sont les ambitions de Soluna Technologies Ltd au Royaume. Cette dernière spécialisée dans le cloud computing intégré, tiens à détenir et contrôler ses propres sources d’énergie. Aussi elle veille à utiliser pour cela des énergies renouvelable.

Le projet de blockchain-powering au Maroc, fournira de l’énergie qui va servir à l’activité de Minage des cryptomonnaies

Pour ceux qui l’ignore encore, le cloud computing est la livraison à la demande de puissance de calcul, de stockage de données ou encore de toute ressource informatique. Ceci à travers des plates-formes de cloud sur internet. Ainsi son principal avantage réside dans sa tarification progressive, qui permet de ne payer que ce qu’on utilise. Le cloud computing s’avère très important dans le cadre des cryptomonnaies. En effet ce dernier permet de fournir l’énergie nécessaire à l’activité de minage de ces derniers.

Soluna, a été créée en 2018 et financée par le fonds d’investissement américain Brookstone Partners. Elle cherche avec ce projet à mettre en place une centrale électrique éoliennes de 900 MW. Cette dernière produira de l’énergie pour alimenter les installations informatiques, nécessaire à l’activité de Minage des cryptomonnaies. Ceci dans le cadre de la technologie blockchain.

Pour mieux comprendre cette activité de Minage, il s’agit de faire tourner en permanence des serveurs très puissants dont le rôle est de valider à travers des calculs complexes, les différentes transactions dans le cadre des blockchains propres aux cryptomonnaies, comme le bitcoin.

Le projet sera situé sur un site éolien de classe I et produira dans les 900 mégawatts

Plus des gens vont adhérer aux cryptomonnaies, plus le nombre de transactions à valider se verra accroître et le besoin en énergie avec. Raison pour laquelle Soluna a choisi un site éolien dit de classe I. Ceci signifie que la vitesse du vent pourra y atteindre les 22 miles/h. Une vitesse qui permettra d’atteindre la production visée de 900 mégawatts. Aussi la société précise que ce projet est pour le moment conçu comme une opération hors réseau. Néanmoins le site sera relié aux lignes de transmission d’ici mi-2019.

Un centre de minage marocain semblable à celui de Moonlite en Islande, mais avec une plus grande capacité

Ce projet va offrir au Maroc son premier centre de minage des cryptomonnaies. Ceci à l’instar du centre moonlite Islandais qui dispose d’une capacité de 15 MW environ. Aussi grâce à la stratégie du Royaume en matière d’énergies propres et sa volonté de s’orienter vers les énergies renouvelables, ce dernier va attirer de plus en plus de mineurs, toujours en quête de centres de minage plus puissants, pour répondre à leur demande grandissante en énergie.

En outre, Soluna affirme que posséder son propre centre de production d’énergie va lui permettre de mieux maîtriser les coûts opérationnels du cryptage. En effet ces derniers représentent 40% des coûts.

Les énergies renouvelables, une réponse aux besoins grandissant en énergie des cryptomonnaie

Beaucoup critiquent le coût énergétique des cryptomonnaies. En effet une étude de Digiconomist montre que l’activité de minage consomme 71 térawattheures, soit l’équivalent de 10% de la consommation électrique annuelle de la chine en une année. Un besoin qui va aller en grandissant. Raison pour laquelle les énergies renouvelables pourrait apporter une solution. Aussi le Maroc pourra de se fait jouer un grand rôle dans le monde des énergies de demain !!

Article à lire également : Les projets Noor-Midelt I et II au sud de Maroc bénéficient d’un prêt de 125 millions de dollars de la part de Banque mondiale

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *